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Bonnes année à tous et meilleurs voeux !! Le crazy staff.
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 and if i lose you ▬ JULIET

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MessageSujet: and if i lose you ▬ JULIET   Dim 25 Déc - 16:03


AND IF I LOSE YOU



De la paperasse. Il était perdu dans ce tas de papiers inutiles auxquels il aurait volontier mis le feu. Il aurait pu mettre le feu à l'île entière. Envolées, les vies de criminels et de malades mentaux. Envolées, la douleur des familles dont les vies avaient été brisées. Envolées, le fardeau. Les solutions de facilité le faisaient toujours sourire; comme si, un jour, elles pouvaient être appliquées. Qu'en serait-il du personnel, des familles ? De sa femme. Sa femme. Penser à ces deux mots suffisaient à l'appaiser, et à laisser ses lèvres s'étendre en un sourire. Il l'aimait. Il l'avait aimé dès le premier regard, et il avait deviné que c'était elle, la femme de sa vie. Elle, et personne d'autre. Bien d'autres femmes s'étaient présentées, mais jamais il n'avait daigné les regarder. Et il savait la chance qu'on lui avait donné. Juliet était d'une beauté sauvage; le genre de beauté qui plait à tous les hommes. "Monsieur Laningham..." Une voix féminine l'avait brusquement fait sortir de ses pensées. Il avait levé le visage vers son interlocuteur, souriant. C'était Agnès, sa secrétaire. Son sourire s'était un peu plus étendu. Il appréciait la jeune femme. Professionnelle et toujours ponctuelle. Le personnel de Shutter Island lui avait paru impeccable, pour le moment. Aucune erreur n'avait été relevéepour le moment, et Zerachiel espérait sincèrement que cela durerait encore un temps. "Bonjour Agnès, entrez je vous prie". La jeune femme s'était avancée dans le bureau, timidement. Le directeur sentait un malaise qui n'avait jamais existé autrefois, entre eux. Intrigué, le jeune homme avait stoppé toute activité pour mieux regarder la jeune femme, essayant de déceler la moindre émotion. Vieille habitude de psy, surement. "Agnès, quelque chose ne va pas ? Vous avez l'air... inquiète."

"Votre femme a été appercue dans l'aile Ouest...". Ses grands yeux bleus s'étaient ouverts, un peu plus. Un étrange sentiment l'avait envahi. De la peur, de la colère. Et puis le froid. Le froid longeait son échine, hérissait ses poils et rendait son esprit fou. Le temps de quelques secondes, il s'était imaginé le pire. Et si un détenu savait qui elle était ? Et si les gardes n'étaient pas dans les parages ? Et si quelqu'un venait à lui faire du mal ? Il avait frappé le bureau de son poing. Un coup puissant qui n'avait pas manqué de surprendre la secrétaire.Plusieurs bibelots étaient tombés au sol; par chance, la photo de femme trônait encore avec lumière sur le bois. Un bonheur figé sur cette photo qu'il aimait tant. Zerachiel avait passé des heures à contempler la beauté si sauvage de la femme dont il était fou amoureux. Son teint de porcelaine, ses grands yeux bleus si purs et sa chevelure de feu dans laquelle il adorait glisser ses mains. Son coeur battait la chamade. Pourquoi sa femme avait-elle mis les pieds dans l'aile la plus dangereuse de l'île entière ? "Pourquoi est-elle là-bas ? Qui a pu la laisser passer ? Vous savez très bien que l'accès est sécurisé !". Son ton était froid, agressif. Le beau brun laissait découvrir une autre facette de sa personnalité, que les membres du personnel n'avaient pas tous eu l'occasion de découvrir. Enjoué et attentif à son travail en temps normal, rien n'était pareil lorsqu'il s'agissait de la sécurité de sa famille ou de son personnel. Il devenait un lion agressif, prêt à arracher la vie au premier qui oserait poser un doigt sur un cheveu de la personne en question. La secrétaire elle-même en était surprise, troublée même. "J-je... Je l'ignore Monsieur Laningham...Je suppose que les vigiles l'ont reconnu et...". Autre signe de protestation. Il avait balayé les dossiers d'un coup de bras avant de se lever brusquement, si bien que le siège s'était pitoyablement échoué au sol. " Et personne ne s'est dit que la sécurité de ma femme et des autres étaient en danger ?!". Les autres, il s'en moquait.Pour le moment, il ne pensait qu'à elle. Elle était si belle, si fragile. Sa vie lui semblait aussi précieuse qu'un morceau de soie. Aussi précieuse que la sienne.

Zerachiel s'était précipité vers la sortie de son bureau sans attendre, laissant la pauvre secrétaire en plan, dossiers dans les mains. Il n'arrivait pas à comprendre comment ces vigiles avaient pu être aussi idiots. Le brun n'avait pas même si le temps d'enfiler une veste. Il courrait. Il courrait en direction de l'aile Ouest, sans prendre garde à ce qui pouvait se trouver sur son passage. Il ne pensait qu'à elle. Le choc avait été aussi violent que si on avait annoncé un accident. Pour lui, les mots votre femme est à l'aile ouest rimaient avec votre femme a eu un accident grave. Durant sa course, Zerachiel regrettait. Il regrettait d'avoir accepté de prendre la relève. Il regrettait d'avoir emmené la femme de sa vie ici, de l'avoir exposé aux dangers les plus fous. Il regrettait. Il était conscient qu'ici, aucune erreur n'était permise. Sa course avait été rapide. Il s'était précipité aux portes de l'aile, avait tapé à la va-vite le code d'accès et cherché sa femme du regard. Paniqué, à bout de souffle, son regard se posait partout. Et puis elle apparue. Comme un ange tombé sur ciel. Sa chevelure, son teint blanc et ses yeux à la couleur du ciel. Le directeur de l'île s'était pressé pour la rejoindre, et avait empoigné avec une fermeté non voulue le bras de la jeune femme. Il n'avait pas manqué de jeter un regard des plus noirs aux gardes des environ. Un regard qui laissait envisager le pire pour les pauvres malheureux. Le brun avait attiré Juliet à l'écart, loin des yeux des autres. Il avait pris soin de la regarder avant d'ouvrir la bouche, comme un père aurait fait avec son enfant. "Juliet, tu n'as rien ? Pourquoi tu es ici ? C'est de l'inconscience, les patients ici sont les plus dangereux de l'île ! Il aurait pu t'arriver quelque chose de grave, imagine si on ne m'avait pas prévenu, qu'est-ce-que j'aurai fais ? Tu y as pensé, hein ?". Il avait tout déballé, d'un coup. Son coeur battait encore sous la panique, sous la peur qui l'avait envahi. Un sentiment comme jamais il n'avait ressenti. Ses yeux étaient témoins de la frayeur qu'il s'était fait. Il poussait finalement un long soupire, avant d'attirer le corps de sa femme contre le sien. "Juliet, ne me refait plus jamais ça. Plus jamais, tu m'entends ? Il faut que tu me le promette. Hein, promets-le moi."

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MessageSujet: Re: and if i lose you ▬ JULIET   Dim 25 Déc - 20:13

Juliet se réveilla en sursaut sur son nouveau canapé. Dans son nouveau salon. Dans sa nouvelle maison. Dans Shutter Island. Un énième cauchemar. Elle en avait à répétition depuis qu'elle avait emménagé ici avec son mari, mais elle ne lui en parlait pas. A quoi bon ? Il ne s'agissait après tout que de mauvais rêves et Zerachiel se serait encore fait du mauvais sang pour rien. Ou pour pas grand chose du moins. Il avait cette qualité qu'elle appréciait tout particulièrement, il n'avait jamais cessé de faire attention à elle, même au fil des ans et encore plus particulièrement depuis leur venue à Shutter Island. Donc elle n'en parlait pas, elle ne le jugeait pas nécessaire et trouvait d'ailleurs qu'il n'y avait rien d'inquiétant à faire des cauchemars sur une île pleine de psychopathes. Elle n'en faisait jamais la nuit, dans les bras de Zerachiel. Il n'y avait aucun lieu qu'elle préférait sur terre que les bras de son mari, c'est pourquoi elle n'avait pas hésité une seconde à le suivre. Elle ne se voyait tout simplement pas vivre sa vie sans lui, Juliet était même persuadée qu'elle était née pour lui. A quel prix ?

A force de penser à lui, ce qui certes arrivait très souvent il ne faut pas se leurrer, elle eut envie de lui rendre visite. A vrai dire dés qu'elle avait un moment elle l'appelait pour qu'il vienne la voir, et dés qu'il le pouvait, il venait. Mais cette fois-ci elle ne voulait pas qu'il se déplace, elle voulait lui faire la surprise. Juliet se leva et se dirigea vers le téléphone mural. « Bureau de monsieur Laningham. » Une fois féminine avait répondu, la secrétaire de Zerachiel certainement. Apparement il l'aimait bien. Agnès ? Inès ? Elle ne s'en souvenait plus. « Bonjour, c'est Juliet. Enfin, madame Laningham à l'appareil. Vous pourriez me dire où se trouve mon mari s'il vous plaît ? » « Il est ici madame, à son bureau. Je dois vous le passer ? » Juliet regarda le papier peint fleuri. Ce qu'il était laid ! Elle aimait les fleurs, c'était incontestable, mais du papier peint fleuri … fallait pas exagérer non plus ! Il était même déchiré par endroits. Tant mieux, elle aurait moins de mal à convaincre Zerachiel de le changer. « Non non, je vais passer merci. Mais j'ai besoin d'un autre renseignement, vous savez c'est très grand ici et je n'ai jamais souhaité visiter. Je ne sais donc pas du tout où se trouve le ... » Elle n'eut pas le temps d'achever sa phrase que la secrétaire lui dit exactement ce qu'elle voulait savoir : comment se rendre jusqu'à son mari. Malheureusement pour Agnès (Inès?) elle allait devoir lui répéter toutes les fois où elle se déciderait à venir, Juliet avait très mauvaise mémoire et un sens de l'orientation dont elle n'était pas fière du tout. « Je sais que vous ne voulez déranger personne madame mais je suis sûre que monsieur Laningham préférerait que quelqu'un vienne vous chercher. » Bien sûr qu'il préférerait ! Mais pas elle. « Surtout pas ! Je ne suis pas une assistée ! » Juliet était définitivement vexée. « Vous entrez dans le jardin, si je puis dire, puis vous allez jusqu'à l'aile Nord. NORD ! C'est plutôt simple, c'est indiqué, vous allez tout droit, à la loge des gardiens vous tournez à droite puis gauche, puis tout droit. Et surtout l'aile NORD ! Si jamais vous voyez que vous vous êtes trompée et surtout s'il est indiqué que vous êtes à l'aile Ouest, faites demi-tour. » Cette secrétaire avait un don pour dramatiser, Juliet se serait cru dans un film d'horreur. « C'est noté. »

Une fois entrée dans le jardin, l'extérieur, appelez-ça comme vous le voulez, Juliet suivi les directives et commença à aller tout droit. Mais dés la petite bâtisse en brique, le bâtiment des gardiens, elle eut un doute. Non vraiment, sa mémoire n'était pas bonne du tout. C'est à droite ou à gauche après la loge ? Et quel aile fallait-il éviter à tout prix déjà ? Même l'information la plus importante semblait lui avoir échappé. Non contente d'avoir une mémoire ridicule, Juliet était aussi la plus étourdie des jeunes femmes qu'on puisse trouver. Il lui semblait que la secrétaire avait beaucoup insisté sur l'aile Nord, sûrement pour qu'elle s'en méfie, et n'avait à contrario parlé de l'aile Ouest une ou deux fois seulement. Cette situation l'énervait, il n'y avait rien de pire que le doute. Elle décida finalement de se diriger vers l'aile Ouest, si dans le pire des cas il s'agissait de l'aile dans laquelle elle ne devait pas aller, quelqu'un la verrait et lui indiquerait son chemin. Elle marcha donc pendant quelques minutes, jusqu'à passer deux portes marquées des deux mots « AILE OUEST » à l'encre rouge. Elle tomba nez à nez avec … Avec un mot. « Envie pressante » puis le numéro du code. Non sérieusement ? Juliet savait pertinemment que minimum deux gardiens étaient affectés à l'entrée de chaque aile, et précisément deux gardiens qui ont une « envie pressante » au même moment … Il faudrait qu'elle parle à son mari de son personnel ! Juliet composa le code, entra, et le bruit des portes qui se refermèrent derrière elle lui firent froid dans le dos. Alors elle avança. Et elle eut envie de faire demi-tour immédiatement alors que les cris s'élevaient. Mais elle était décidée à trouver son mari. Peut-être son mari avait-il son bureau au milieu de ces cellules qu'elle appercevait déjà ... Alors qu'elle n'avait fait que quelques mètres, un patient se jeta brusquement sur la porte de sa cellule, Juliet recula, trébucha et tomba contre la cellule d'en face. « Je l'ai découpée … Je l'ai découpée comme ça ! » Juliet entendit la voix et sentit du métal glacé et pointu contre son bras qu'elle enleva assez rapidement pour n'avoir qu'une coupure très légère de cinq centimètres à peine. Découpée … Découpée qui ?

Elle se releva, titubante et sans dire un mot, sans un regard autour d'elle, elle fit demi-tour. Quelques mètres encore et elle sortirait de cet endroit. Juliet était à deux doigts de se mettre à courir lorsqu'un homme lui attrapa fermement le bras, Zerachiel. Il la tira loin de ces cris et des lamentations et s'isola, loin des gardiens cette fois. Alors il lui demanda ce qu'elle faisait ici tout en la réprimandant. C'était tout à fait légitime. Elle comprit à ses paroles que son bureau n'était évidemment pas ici, et qu'elle s'était complètement trompée. « Je voulais te faire une surprise je voulais … J'ai cru que tu étais ici. Il a découpé qui ? Tu crois qu'il m'aurait découpée moi ? Et puis pourquoi il avait un objet coupant dans les mains, ça fait partie d'une thérapie débile ? » Zerachiel ne devait certainement rien comprendre à ce que disait sa femme mais ça ne lui traversait pas l'esprit, elle était trop choquée par la violence de ces patients. « Tu veux le sauver ? Tu espères LES sauver ? J'ai eu peur … Je suis désolée. Vraiment, je suis désolée. » Elle se mit sur la pointe des pieds, posa ses mains sur les joues de son époux et l'embrassa, de longues secondes, hors du monde, loin de tout. Et c'est les lèvres collées aux siennes qu'elle lui jura. « Je te le promets. Je t'aime. Et je n'aime pas cet endroit, je déteste cet endroit ! Mais je t'aime. »
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MessageSujet: Re: and if i lose you ▬ JULIET   Dim 25 Déc - 23:16

I'LL LOSE MY MIND.

Un soupir. Un long soupir. Il avait peur, si peur. Il sentait encore son coeur battre dans sa poitrine, si fort qu'il aurait presque cru que ce dernier allait céder d'un moment à un autre. Mais c'était fini, maintenant. Il l'avait aperçu de loin, titubant comme une poupée de chiffon. Il priait. Il priait pour rien ne lui soit arrivé. Une vision de terreur avait envahi son esprit. Sa femme, ensanglantée. Cette vision, ce n'était pas la première fois qu'il la voyait. Hanté par l'île, Zerachiel avait longtemps pensé que la sécurité était parfaite, et que la femme qu'il chérissait plus que tout ne risquait rien. Et le temps de quelques cauchemars, tous ses idéaux s'étaient écroulés. Le pilier de la forteresse doutait lui-même de sa force, alors qu'il se devait de ne pas plier. Il devait rester fort. Pour les patients, pour le personnel, pour les familles. Et surtout pour Juliet. Il savait pertinemment qu'elle n'avait pas choisi d'être ici. Elle qui rêvait d'une vie paisible et parfaite dans un joli quartier résidentiel et d'une boutique de fleurs qui sentaient bon le bonheur. Au final, il était comme ces hommes. Il avait arraché la vie et les rêves de sa tendre partenaire. Toutes ces pensées avaient provoqué en Zerachiel un choc inconcevable. Il s'écroulait, petit à petit. Il s'écroulait, dans ses bras. « Je voulais te faire une surprise je voulais ... J'ai cru que tu étais ici. Il a découpé qui ? Tu crois qu'il m'aurait découpée moi ? Et puis pourquoi il avait un objet coupant dans les mains, ça fait partie d'une thérapie débile ? » Il respirait son parfum alors que sa douce voix envahissait ses oreilles. Les cris, les bruits sourds n'existaient plus. Il n'y avait plus qu'elle. Plus que sa voix de sirène, enivrante. Zerachiel avait néanmoins relevé le nez en buvant les paroles de sa femme. Découpé? Le directeur de l'île avait froncé les sourcils. Objet coupant ? Il avait secoué la tête, comme pour se remettre les idées en place. "Q-quoi ? Attends Juliet, de quoi tu parles ? Personne ne va te découper, je te le promets. Qui a un objet tranchant ? C'est pas normal, et ce ne fait aucunement partie d'une thérapie débile.". La panique l'avait envahi de nouveau. Qui avait osé s'en prendre à sa femme ? Qui avait osé terroriser la chose la plus précieuse et fragile au monde ?

« Tu veux le sauver ? Tu espères LES sauver ? J'ai eu peur … Je suis désolée. Vraiment, je suis désolée. » Il avait tendrement posé la main sur son front pour dégager quelques mèches de feu qui s'étaient perdues ici et là, avant de la faire glisser sur sa joue de porcelaine. Juliet avait peur. Elle était visiblement sous le choc, et cette image était insupportable. Il aurait voulu lui dire qu'il était là, et qu'elle n'avait plus à avoir peur.Qu'il la protégerait jusqu'à la fin, que personne ne toucherait à un de ses cheveux tant que ses pieds toucheraient encore le tapis de poussière qu'était la Terre. "C'est ce que je veux. Et je sais que la tâche sera difficile...". Il s'était arrêté un moment pour l'observer. Ce monde n'était définitivement pas fait pour une femme aussi candide. La retenir de la sorte la ferait fanée, c'était sûr. Comme les fleurs qu'elle aimait tant. Il déposait finalement un baiser sur son front avant de reprendre la voix d'une voix plus calme, plus assurée. "C'est fini, Juliet. Tu n'as plus rien à craindre Moi vivant, personne ne te fera du mal. Tu m'entends ? Personne. Et ne soit pas désolée, ce n'est pas ta faute. D'accord ?" Il avait plongé quelques secondes son regard dans le sien, hypnotisant. Dans ses yeux, il retrouvait tout le bonheur qu'il semblait avoir perdu. Tout semblait clair, beau, limpide et pur. Le paradis. Un sourire s'était rapidement dessiné sur les lèvres alors que la rousse s'était dressée sur la pointe de ses pieds pour pouvoir poser ses mains sur ses joues. Zerachiel n'osait pas fermer les yeux. Il avait trop peur de perdre une miette du spectacle que sa femme était en train de lui offrir. Elle était si belle.

Ses yeux s'étaient finalement fermés d'eux-même. Le contact de ses mains si douces si sur ses joues avait eu raison de lui. Il était soudainement apaisé, coupé du monde. Son bonheur grimpait à son apogée alors que les lèvres pulpeuses et tendres de sa femme s'étaient posées sur les siennes pour un long et doux baiser. Une main contre sa taille si fine et une autre dans la chevelure qu'il chérissait tant, Zerachiel se sentait bien. Il perdait presque pieds en présence de sa femme. Elle était comme tombée du ciel, pour lui. Le miracle qu'il avait attendu toute sa vie. Son miracle. Il avait encore du mal à croire que cette merveille portait son alliance au doigt. Sa merveille à lui.« Je te le promets. Je t'aime. Et je n'aime pas cet endroit, je déteste cet endroit ! Mais je t'aime. » Il souriait bêtement contre ses lèvres, content de cette promesse. Rassuré, il captura de lui-même les lèvres de sa belle rousse pour un nouveau baiser. "Alors me voilà rassuré. Je vais t'emmener loin d'ici, tu veux ? Et je t'aime aussi." Tendrement, le directeur de l'île avait descendu sa main, le long de son bras. Un bras étonnement glissant. Intrigué, le brun avait laissé tombé sur la peau blanche de sa femme. Ensanglantée. Les yeux bleus de l'homme étaient les plus beaux témoins de sa surprise, et sa voix brisée celle de sa colère. "Juliet, qu'est ce qu'il est arrivé à ton bras ? Qui t'as fait ça ?!" Il était définitivement hors de lui. Il s'était dégagé avec rapidité, et s'était dirigé vers les cellules sans même attendre la réponse de son épouse. Rongé par la colère, Zerachiel était capable de tout. "OU EST CE PUTAIN D'OBJET TRANCHANT ?! QUI A CE PUTAIN DE TRUC ?!"

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MessageSujet: Re: and if i lose you ▬ JULIET   Lun 26 Déc - 1:06

Juliet était soulagée. Dieu comme elle était soulagée ! Soulagée mais toujours effrayée même si elle essayant, vainement il faut le dire, de le cacher à Zerachiel. Il la sentait trembler, ça ne faisait aucun doute. Mais elle tentait tout de même de ne rien laisser paraître, impassible, le front posé sur l'épaule de son mari. Petit à petit sa respiration se calma, sans pour autant reprendre sa course normal. Il fallait qu'elle se calme, vraiment, il ne fallait pas que Zerachiel commence à culpabiliser de la voir dans un état déplorable, ce qui était néanmoins certainement déjà le cas. Juliet cherchait par tous les moyens le bonheur de son époux et ne supportait pas de lui causer du souci, et c'était pourtant ce qu'elle faisait le mieux depuis qu'ils s'étaient installés sur cette île mais elle espérait que ça passerait. Avec le temps … Avec le temps elle s'habituerait. Elle se ferait à cet endroit si inadapté pour une jeune femme comme elle. Peut-être même qu'elle finirait par lui trouver un certain charme ? Non, vraiment pas, définitivement non !

Après qu'elle eut arrêté de poser des questions sur ce qu'elle avait vécu en moins d'une minute à l'intérieur de l'aile ouest, soit une fois son état de choc légèrement dissipé, ce fut son mari qui prit légèrement du recul pour secouer la tête, signe de son incompréhension évidente. « Q-quoi ? Attends Juliet, de quoi tu parles ? Personne ne va te découper, je te le promets. Qui a un objet tranchant ? C'est pas normal, et ce ne fait aucunement partie d'une thérapie débile. » Ses paroles, l'évocation nouvelle de son agression (appelons un chat un chat) et de l'objet de malheur replongèrent la jeune femme dans un état second. Pour une jeune irlandaise, qui n'a jamais connu que des prairies verdâtres et pour qui la chose la plus violente vécue fut le vacarme des klaxons des taxis de New-York, vivre une telle chose était choquant, et pour le moins déstabilisant. « Il pourrait, s'il échappait. Peut-être qu'il y a pris goût, comme dans les films, peut-être que maintenant ça va l’obséder, qu'il va vouloir terminer ce qu'il a commencé, que ... » Elle ravala ses larmes et leva les yeux vers son mari, y cherchant du réconfort. « Je deviens dingue, je me monte la tête, je me fais des idées, c'est n'importe quoi, c'est … rien d'important. » Puis elle tourna son visage vers la droite, elle ne pouvait pas apercevoir les gardiens là où Zerachiel l'avait emmené afin que personne n'assiste au triste spectacle qu'elle offrait. Mais elle regardait dans leur direction, sans les voir, amère. « De toute façon tout ça est très sécurisé, c'est vrai ? Les cellules ne s'ouvriront pas toutes seules j'imagine, on n'est pas dans un film … Puis même si elles s'ouvraient il y aurait les gardiens … s'ils ne décident pas à ce moment précis d'aller aux toilettes ensemble. Enfin je veux dire, il n'y a aucun risque, tu me le promets Zerachiel ? » Elle se ravisa. « Tu ne m'aurais pas emmené ici s'il y avait un risque j'imagine … Je ne voulais pas douter de toi. » Etrangement, c'est le moment qu'elle choisit pour sourire. Elle sourit, tristement mais elle sourit. « Mon chéri, tu as épousé un véritable moulin à paroles ... »

La jeune femme, excédée et visiblement sujette à de nombreuses sautes d'humeur, lui demanda enfin s'il espérait les sauver. « C'est ce que je veux. Et je sais que la tâche sera difficile... » Difficile ? Elle aurait dit impossible. Elle ne le dit pas. Elle n'était pas là pour le décourager, ce n'était pas son rôle. Au contraire, elle devait l'encourager. Mais elle n'en avait pas la force. Pas maintenant. Pas comme ça. « C'est fini, Juliet. Tu n'as plus rien à craindre Moi vivant, personne ne te fera du mal. Tu m'entends ? Personne. Et ne soit pas désolée, ce n'est pas ta faute. D'accord ? » Elle l'aimait tellement … Elle était amoureuse à un point inimaginable, ce n'était pas humain, ce n'était pas possible. Elle avait toujours cru en lui, elle avait toujours eu une confiance aveugle envers son mari et il ne l'avait jamais trahie, alors elle le cru. « Je te crois. Je ne me sens en sécurité qu'avec toi, mais je ne veux pas me transformer en fardeau Zerachiel tu sais ... » Elle avait l'impression d'être une enfant et plus sa femme, Juliet détestait ça.

Il lui demanda ce qu'elle avait et lui fit promettre de ne plus jamais retourner à cet endroit qu'il qualifia du plus dangereux de l'île. Elle esquiva sa question et se contenta de lui promettre. Mais vu la peur qu'elle avait eu, ce n'était de toute façon pas tant nécessaire que cela, jamais elle n'aurait envie de remettre les pieds là bas, mais ça le rassurait. « Alors me voilà rassuré. Je vais t'emmener loin d'ici, tu veux ? Et je t'aime aussi. » Zerachiel accompagna ses paroles d'une caresse douce et légère sur le bras de Juliet … douce jusqu'à ce qu'elle arrive au niveau de l'entaille que la jeune femme espérait pouvoir cacher jusqu'au soir, lorsqu'il rentrerait officiellement de son travail. Elle grimaça lorsqu'il la toucha, elle saignait et n'ayant pas utilisé de couteau (n'en ayant pas sous la main) mais un objet coupant inconnu, la peau était déchirée, l'entaille n'était pas nette du tout. Il allait falloir désinfecter consciencieusement, et faire quelques points. Ce n'était pas long mais relativement profond, douloureux mais elle ne souhaitait pas s'en plaindre, elle était loin d'être à l'agonie et avait l'âge de contenir sa douleur. « Juliet, qu'est ce qu'il est arrivé à ton bras ? Qui t'a fait ça ?! » Elle n'eut pas le temps de répondre que Zerachiel se jeta dans le couloir, au milieu des cellules. « OU EST CE PUTAIN D'OBJET TRANCHANT ?! QUI A CE PUTAIN DE TRUC ?! » Prenant son courage à deux mains, elle le suivit. Même si c'était le dernier lieu dans lequel elle souhaitait se rendre, Zerachiel était son mari et ce qu'elle avait de plus précieux au monde. Elle ne le lâcherait pas d'une semelle dans cette aile de malheur, parce qu'elle était terrifiée. « Découpée. » Un son presque inaudible au milieu des lamentations et des cris, mais qu'elle entendit. Elle n'entendit d'ailleurs presque que cela, alors qu'une autre personne n'aurait pas relevé un seul mot. « Derrière moi. Dans la cellule, derrière moi. Ne t'énerve pas Zerachiel, ce n'est rien. » Elle n'en croyait pas un mot. Ce fut tout ce qu'elle réussit à dire avant de tomber lourdement par terre à genoux et de se mettre à pleurer. Elle avait tellement peur, elle ne voulait pas les regarder, plus les entendre. Juliet se replia sur elle même et posa ses mains sur ses oreilles. Ne plus entendre, ne plus voir, c'était tout ce qu'elle voulait. Elle n'était qu'une ancienne fleuriste, elle n'était pas armée pour assister à cela, elle n'était pas psychiatre, elle n'avait jamais vu rien qu'un patient aussi dangereux, alors tous en même temps … Décidée à se reprendre tant bien que mal en main, Juliet arrêta de se boucher les oreilles mais resta assise, bien en prise avec le sol. Puis elle se redressa jusqu'à tenir debout sur ses jambes, flageolantes. Elle regarda son mari, affairé avec le patient à l'objet tranchant. « Je ne veux pas le voir, je ne veux pas pouvoir me souvenir de lui ... Et s'il s'avise d'ouvrir de nouveau la bouche, C'EST MOI QUI VAIS LE DÉCOUPER ! » Personne ne pouvait croire ce qu'elle disait, surtout pas son mari. Mais elle était hors d'elle, elle avait peur. Alors elle continua de fixer son époux, presque avec acharnement. Zerachiel était tellement beau … N'importe quand, n'importe comment.

Dés qu'elle détacha les yeux de son mari, elle se remit à entendre les cris. « TAISEZ-VOUS ! C'EST INSUPORTABLE ! » C'était plus fort qu'elle. Elle essuya ses larmes.
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MessageSujet: Re: and if i lose you ▬ JULIET   Mer 28 Déc - 21:27


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Son corps tremblait. Il tremblait tellement. Les bras protecteurs du directeur s'étaient un peu plus resserrés autour d'elle, encore une fois. Juliet avait eu peur, c'était indéniable. Qui n'aurait pas pu peur ? Lui-même avait une sainte horreur de ce rendre dans ce pavillon-ci. Les cris, lamentations et paroles dérangeantes étaient un supplice pour quiconque, ici. Seuls les patients semblaient se supporter. Les mains puissantes de Zerachiel venaient tendrement frotter le dos de sa femme, comme pour la rassurer. Dans ses bras, elle ne craignait rien. Le monde pouvait bien s'ouvrir sous leurs pieds, il la protégerait. Coute que coute. Après tout, il lui avait promis : pour le meilleur, comme pour le pire. Et le pire était à venir. Il le savait, il l'avait toujours su au fond de lui-même. Il avait brisé la vie de sa femme comme on briserait des côtes. Une douleur longue et lascinante. Le brun avait caché son visage dans le cou de sa femme, se laissant aller à un moment de désespoir. C'était évident. L'emmener sur l'île pour être à ses côtés faisait de lui un bon mari ? Il en doutait. Douter. Zerachiel doutait de plus en plus, ces derniers temps. Le monde ne semblait plus tourner rond, son monde semblait s'écrouler. Et il restait là, impuissant spectateur des scènes lourdes qui se déroulaient sous ses yeux fragiles.

Découpé. Ce mot avait replongé Juliet dans un état second, dans un état de choc. Quelque chose n'allait pas. Si elle n'avait pas été blessé physiquement à première vue, elle avait été psychologiquement. Jamais Zerachiel n'aurait imaginé que sa femme aurait mis les pieds, même accidentellement, dans l'aile ouest de l'île. Il ne trouvait pas les mots. Les mots qu'il voulait. Les mots qui auraient pu la rassurer, l'apaiser immédiatement. Ils les avaient perdu. Oubliés, comme jetés à la mer. « Il pourrait, s'il échappait. Peut-être qu'il y a pris goût, comme dans les films, peut-être que maintenant ça va l’obséder, qu'il va vouloir terminer ce qu'il a commencé, que ... » Juliet se battait contre ses larmes. C'était évident aux yeux du brun, il s'était passé quelque chose. Sans réfléchir, il avait posé ses mains sur les joues de sa merveille pour encadrer son visage. Son regard affolé était semblable à celui d'une biche. Elle avait tout d'un animal sauvage, après tout. Elle était douce, craintive et mystérieuse. Zerachiel n'en avait jamais douté : Juliet aurait pu l'héroïne de toute une génération. L'objet de toutes les convoitises. Il avait même pensé la cacher au monde, de peur qu'on lui reprenne. "Juliet..." Il avait plongé ses yeux bleus dans l'océan des siens. Une main s'était glissée dans son cou, tandis qu'une autre s'était placée dans sa chevelure. Doucement, il la prit à nouveau dans ses bras pour la bercer, comme on berce un enfant. « Je deviens dingue, je me monte la tête, je me fais des idées, c'est n'importe quoi, c'est … rien d'important. » Ces paroles avaient arraché un sourire à Zerachiel. Il ne manquerait plus que cela, que sa femme soit folle. La seule folie qui aurait pu l'atteindre était l'amour. Néanmoins, son sourire n'avait duré qu'un temps. Il devinait la détresse de la rousse, trop grande pour être masquée ou ignorée. Elle avait peur. Sa voix si douce était propice à retranscrire n'importe quelle émotion. "Ma femme, folle ? Mon dieu, je vais devoir te trouver une cellule, alors. Je t'apporterai des fleurs tous les jours, ne t'inquiète pas." Sa plaisanterie ne dura qu'un temps. "Tu es loin d'être dingue, Juliet. Tu as eu peur, et c'est fortement normal. J'ai horreur de mettre les pieds aussi, tu sais. Alors calme-toi, et n'y pense plus. Je suis là. C'est fini. D'accord ?" Sa voix était douce, modérée. Il parlait à sa femme comme on parlait à un enfant après un mauvais rêve. Il savait que ce moment allait la hanter, un moment. Il savait qu'elle se terrerait dans le silence, pour ne pas l'inquiéter. Il savait tout.

« De toute façon tout ça est très sécurisé, c'est vrai ? Les cellules ne s'ouvriront pas toutes seules j'imagine, on n'est pas dans un film … Puis même si elles s'ouvraient il y aurait les gardiens … s'ils ne décident pas à ce moment précis d'aller aux toilettes ensemble. Enfin je veux dire, il n'y a aucun risque, tu me le promets Zerachiel ? » Il grimaçait à ses premières paroles. Sécurité. Un mot qui l'avait rassuré depuis toujours, mais qui le faisait douter encore maintenant. Il doutait de plus en plus, insatisfait de la situation présente. Il avait jeté un coup d'oeil à sa femme, qui semblait regardé les vigiles. Zerachiel savourait déjà le moment où sa colère allait retomber sur les inconscients qui avait faillit à leur travail, et qui avait surtout causé du tord à sa femme, dans son esprit. "...Les cellules ne s'ouvriront pas toutes seules. Les gardiens sont là pour ta sécurité.". Il avait décollé son corps du sien quelques instants, en quête de son regard. "Tant que tu seras à mes côtés, il ne t'arrivera rien Juliet. Je te le promets. Et tant que tu resteras loin de cette aile... tout ira bien. C'est une promesse". Lui-même avait du mal à croire à ses paroles. Pourtant, il devait croire. Pour les autres. Pour les patients, pour le personnel. Pour Juliet.« Tu ne m'aurais pas emmené ici s'il y avait un risque j'imagine … Je ne voulais pas douter de toi. » Un couteau dans le coeur. C'était la sensation que Zerachiel avait ressenti à ses mots. Un risque. Pour lui, la vie n'allait pas vraiment changé. Il l'avait imaginé rythmée par des barreaux, des camisoles... Mais jamais par les peurs de sa femme. Il avait posé ses yeux perdus sur le visage de la femme de sa vie; elle souriait. Elle avait toujours le sourire aux lèvres, même quand elle était triste, ou qu'elle avait peur. "Juliet, je..." suis désolé. C'était les mots qu'il voulait dire. Ils étaient bloqués dans sa gorge, et par chance Juliet avait repris la parole. « Mon chéri, tu as épousé un véritable moulin à paroles ... » Et ses mots avaient rendu le sourire au brun. Juliet était adorable. Elle avait toujours les mots justes, les bons mots. Elle ne semblait avoir aucun mal à les trouver, contrareiment à lui.

Il lui avait fait des promesses. Il lui avait promis que plus jamais, cela ne se reproduirait. Plus jamais. Il comptait ne pas faillir, car la sécurité de sa femme était en jeu. « Je te crois. Je ne me sens en sécurité qu'avec toi, mais je ne veux pas me transformer en fardeau Zerachiel tu sais ... » Il secouait la tête, doucement. Un fardeau ? Ce mot était une insulte bien sombre à son égard. Jamais sa femme ne serait un fardeau, qu'importe les évenements. Il l'aimait. Pour le meilleur, comme pour le pire. Et le pire, c'était bien Juliet qui allait le subir. Elle était trop fragile. "Un fardeau ? Juliet voyons, jamais tu ne seras un fardeau...Je t'interdis de dire des choses comme ça." Il ne se lassait jamais de vouloir prendre soin d'elle, jamais. Il aurait tout donné pour la protéger. Tout. Même si ce tout se résumer à casser la figure d'un de ses patients. Il ne pensait pas si bien dire.

Son coeur n'avait fait qu'un bon, quand il avait découvert sa blessure de sa femme. La plaie n'était pas très grande, mais elle était profonde. Un bout de verre, surement. Zerachiel avait perdu pieds. Il perdait la raison à chaque fois que quelque chose touchait à sa femme. Il était parti, comme une fusée. Une furie. Dans sa colère, plus rien ne semblait l'arrêter. "Je vais lui refaire la face à ce con !". Incontrôlable. Les vigiles n'osaient pas bouger; il ne valait peut-être mieux pas qu'ils bougent d'un cil. "Découpée." Le visage de Zerachiel s'était tourné vers le son presque inaudible. Un visagé déformé par la colère et le remord. Il s'était tourné vers sa femme pour qu'elle puisse lui montrer le coupable du crime. Il allait payer. « Derrière moi. Dans la cellule, derrière moi. Ne t'énerve pas Zerachiel, ce n'est rien. » Le directeur avançait vers l'homme comme une furie. Un guépard. "Ce n'est rien ? CE N'EST RIEN ?!". Il avait perdu la raison. Son poing était venu s'écraser sur le mur, lourdement. L'homme derrière les barreaux avait eu peur, lui aussi. Zerachiel était prêt à ouvrir la cellule, mais le bruit d'un poids sur le sol avait attiré son attention. C'était Juliet. Effaré, détruit, perdu, Zerachiel n'avait pas attendu une seconde pour rejoindre sa femme. Il était désarmé. Il observait sa femme sans pouvoir agir, comme si des chaînes retenaient ses poignets. "Juliet....Juliet!" Il avait posé ses mains sur ses épaules. Il luttait pour ne pas être trop protecteur, il voulait vraiment éviter d'exposer leur relation aux yeux des patients. Il avait trop peur pour ça. Mais c'était dur, c'était vraiment trop dur. C'était plus fort que lui. Son regard était posé sur son visage. Ses mains couvraient ses oreilles, comme pour devenir stéril au bruit. Et contre toute attente, elle s'était relevée. Il avait suivit son mouvement, tranquillement. Il soutenait son bras, de peur qu'elle ne tombe. Cette poupée de porcelaine. « Je ne veux pas le voir, je ne veux pas pouvoir me souvenir de lui ... Et s'il s'avise d'ouvrir de nouveau la bouche, C'EST MOI QUI VAIS LE DÉCOUPER ! » Il avait été surpris par ses mots, mais il savait combien c'était libérateur. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus. Sa femme s'était transformée en lionne, un peu effrayée, mais lionne quand même. Son regard cherchait désespérement le sien. "Sortez-moi ce détenu d'ici. Et faîtes le nécessaire pour qu'il comprenne. Et retirez toute chose qui pourrait être dangeureuse de sa cellule." Signe de tête des vigiles. « TAISEZ-VOUS ! C'EST INSUPORTABLE ! » Une lionne. Zerachiel regardait sa femme comme le messie. Elle était forte. Elle devenait forte. Et il voulait tout faire pour que cette force grandisse. Mais pas tout de suite. Il avait lancé un regard à sa femme, avant de lui saisir le bras avec douceur. Il voulait l'emmener loin d'ici. Loin des cellules. "Viens, Juliet. Mon coeur, viens. Je t'emmène loin d'ici.

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BEFORE I FORGET

« WASTE TIME »we'll do it all everything on our own. we don't need anything, or anyone. if i lay here, if i just lay here, would you lie with me and just forget the world? i don't quite know to say how i feel. those three words are said too much they're not enough. forget what we're told. ҩ chasing cars ; gif by deanhasherpes.
DC : Gabriel I. McMahon
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