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 i'm so afraid to go to sleep (...)

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MessageSujet: i'm so afraid to go to sleep (...)   Lun 9 Jan - 18:10

STARRING NATHANAEL BARROW AND CONSTANCE LEWIS
Why is my whole body tingling, I'm so afraid to go to sleep. I can't stop it from happening.


Le tonnerre, le vacarme, les éclairs qui déchirent la pièce et Constance recroquevillée, assise à même le sol, le dos contre son lit glacé. Chaque détonation la crispait un peu plus, faisait battre son cœur plus fort. Elle se demandait s'il n'allait pas s'arrêter, d'un coup, comme ça. Ce serait sans doute plus simple. Ses bras s'enroulaient maladroitement autour de ses jambes, ses doigts enfouis dans ses cheveux bruns et elle priait pour que tout s'arrête. Le pire c'est qu'elle n'était même pas croyante, que pour elle, s'il y avait un Dieu il lui avait tourné le dos depuis longtemps. Mais quand même, bercée par le désespoir, elle s'autorisait l'espoir vain d'un coup de main divin. Puis elle se décida, profita du calme entre deux éclats pour se dresser sur ces deux jambes, souffla longuement et avança jusqu'à la porte de sa chambre. Elle se faufila dans le couloir pour aller trouver l'infirmière de garde et prétexta un besoin urgent d'aller aux toilettes. La femme marmonna puis lui souffla de faire vite et de retourner directement dans sa chambre si tôt qu'elle aurait terminé. Constance hocha la tête, ne répondit pas et s'enfonça dans l'obscurité du couloir. Le silence se brisait chaque fois que le ciel grondait et elle courbait le dos en accélérant le pas. En grimpant les marches, elle trébucha plusieurs fois, s'égratigna la main en se rattrapant de justesse mais ne ralentit pas, trop pressée d'être à l'abri. Ce n'est qu'une fois devant la porte de la cage d'escalier, au troisième étage, qu'elle marqua une pause. Qu'est ce qu'elle foutait là, franchement. Il allait rien faire de plus. Mais une nouvelle détonnation la fit sursauter et balaya les questions qui avaient paralysé ses jambes quelques secondes.
- Ouvre, ouvre, allé ouvre ... soufflait-elle en tapant discrètement contre la porte de fer.
Quand ce fut chose faite, elle fit irruption dans la chambre de Nathe sans attendre qu'il lui donne la permission. L'angoisse marquait les traits de son visage et son cœur manquait certains battements, laissant son souffle en déroute, aléatoire.
- Merci, je m'excuse. C'est ... L'orage, enfin, je ... J'aime pas. Elle était hésitante et sa voix se brisait un peu plus à chaque mot, comme si elle allait craquer d'un instant à l'autre.- Et ça ne s'arrête pas. C'est comme ... comme un tambour dans ma tête, et ca m'écrase le crane... S'il te plait... Ses mains s'agrippèrent à ses propres cheveux tandis qu'elle parlait puis virent frotter ses joues rougies. S'il te plait quoi ? Elle même n'en savait rien. Son explication confuse ne devait avoir aucun sens aux yeux du jeune homme. Un dernier coup de tonnerre lui fit fermer les yeux aussi fort qu'elle le pu, ses jambes ne demandaient qu'à céder.- Dis leur d'arrêter ... j'en ai marre. Ou parle moi. Dis quelque chose. Soupira-t-elle. Le plus bête dans toute cette histoire, c'était de s'être tourné vers la personne la plus antipathique du coin. Comme il ne répondit pas, elle continua. - Je ne t'ai pas parlé du Maroc, hein? ... Dans les petits villages là bas, les maisons sont de toutes les couleurs. Et ils y a des vendeurs de chouchous le soir.... qu'est ce que c'est bon... Et ... Elle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle, attendant le prochain coup, le prochain éclair, la prochaine fois que sa poitrine serait meurtrie.
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MessageSujet: Re: i'm so afraid to go to sleep (...)   Sam 14 Jan - 20:13



PETITE CHOSE CARESSE MON COEUR MORT,
PRISONNIER SUR LES RIVES DE MA LIBERTÉ VOLÉE

Les larmes de dieu frappaient les vitres avec violence, plongeant l'île dans une ambiance sombre et ténébreuse. Il en était toujours ainsi en temps ombrageux, l'hôpital devait le culte apocalyptique des hommes bafoués par la réalité. Sous la pluie battante, j'observais depuis ma fenetre les quelques courageux ou bien les exilées qui luttaient contre l'eau. Des lourds nuages gris s'avancaient vers moi, mes yeux bleus n'en perdait pas une miette. Ce spectacle me fascinait, faisant naître en moi des pulsions destructive. Le cahier noir qui crisait entre mes doigts, atterie rapidement contre le mur tandis qu'un élan de colère se propageait en moi. Furieux, je ne parvenais pas à juguler mes émotions depuis le levé du jour, une haine sans borne s'écoulait dans mes veines, se diluait dans mon sang et prenait entièrement possession de moi. Déclaré dangereux, je n'avais pas quitté les quatre murs qui enfermaient mon esprit malade, ces mêmes murs qui restaient tâchés de sang malgré les efforts du personnel, l'hémoglobine restait incrusté ; la meinne et celle qui m'avaient précédé. Les infirmières pénétraient dans le culte de ma souffrance à reculons, essayant de maitriser leurs inquiétude, de rester calme devant mes yeux fous et ignorait les cris animales qui quittaient mes lèvres furieuses. C'était un de ces jours, rare et noir, où la folie emplissait mes poumons de son poison. Où mes années de captivités faisait resurgir la bête qui sommeillait aux tréfonds de mon âme, où mon esprit n'était plus apte à faire taire le monstre et ne faisait plus qu'un avec lui. Je ne quitterai plus jamais ce lieu, cette vérité frappait mes muscles douloureusement, faisant hurler mes corps vocales, ni mon argent, ni mon intellect ne me ferait quitter ces lieux. Rien ne m'avait sauvé jadis, et rien ne me sauverai aujourd'hui. Mon crâne frappa le verre avec force, mon souffle se fut cours tandis qu'une force inconnu brûlait mes retines. La pression augmenta a mesure qu'un flot de desespoir balayait mon être ; a bout de force, une larme m'échappa. Elle dégoulina de ma joue, brûlante avant de s'écraser sur le sol, bientôt imité par mon corps tout entier. Les paupières closes, allongée sur les carreaux froids qui tapissait le sol, j'attendais. Les heures aidant, la pluis lavant la terre et mon esprit, ma respiration s'apaisa doucement. A la nuit tombée, tandis que l'eau coulait toujours, un infirmier passa sa tête juvénile entre les portes. Avec sa bonne humeur médicamenteuse, il déposa un plateau et quelques pilules dans mes doigts. « Vas-te faire foutre », grognais-je devant la naïveté et l'innocence factice qui transpirait du jeune homme. Il éclata d'un rire un peu crissant avant de refermer doucement la porte derrière lui, sans la verouiller. Je crevais de jalousie, moi aussi je désespérais d'exploser mon crane avec une ligne blanche, une pilule rose ou une seringue pleine de sécrétion mirifique, clé poudreuse ou liquide vers un monde meilleur. Allongé sur mon lit, dans l'attente que le sommeil m'emporte, je laissais mon esprit s'enivrer. Repousser les images de mon enfance pour se satisfaire de mes crimes. Je sentais à nouveau cet élan de puissance incroyable qui me traversait lorsque ma victime gigotait contre moi, tentant de repousser mon corps, essayant de se soustraire à la mort. Ce fugitif goût d'ambroisie qui naissait sous la langue lorsque je déposais un baiser sur les lèvres des femmes attrayantes qui avait croisé ma lame avant de pousser les derniers soupires. J'aspirais leurs souffles de vie pour ma plus grande jouissance.

Quelques coups frappés à la porte me sortir de mon fantasme, ôtèrent de mes doigts le souvenir de cette délicate petite chose aux yeux révulsés qui avait eu le malheur de désiré mon corps et d'attirer mon attention. Grognant, je repoussais mes draps et ouvrait la porte avec violence. Une petite brune se faufila dans ma chambre tandis que je demeurais un instant interdit. Mon souffle se fit plus léger tandis qu'une délicate odeur, son parfum à n'en pas douter, s'incrustait de mes poumons. Refermant la porte, je posais mes yeux sur son corps agitée, tandis qu'elle tournait en rond dans ma petite chambre. Son visage semblait inquiet, crispé dans un masque de terreur. Sa voix, par saccade, lui confia sa peur de l'orage. Elle glissa ses mains contre ses cheveux tirant dessus avec force ; « Dis leur d'arrêter ... » souffla t-elle. J'haussais un sourcil devant sa demande irrealiste, et Constance parut s'en rendre compte elle même puisqu'elle me demanda de lui parler. Lui parler ? Pour dire quoi ? Ignorait-elle que mes mots se faisaient rare ? Que ma voix ne résonnait que pour de rare personne ? Je n'avais rencontré la jeune femme que quelques jours auparavant, je n'avais rien à confier, rien à confier à personne. Ma vie restait un mystère, un mystère que je conservais jalousement. Sa voix trop aigüe, trop rapide, trop ensorcelante, repris dans le silence, avant de s'arrêter brusquement, guettant les coups de la foudre avec angoisse. Une force inconnue m'attirai vers elle, me poussa à poser mes mains sur sa peau sans aucune arrière pensée. Mes doigts s'accrochèrent aux siens, s'enroulant autour d'eux pour chasser la froideur qui les envahissait. « Je ne suis jamais allé au Maroc », répondis-je paisiblement en plongeant dans ses yeux tendre. « Parle-le moi du soleil, de la chaleur qu'y règne en maître .. Emmène nous ailleurs » ajoutais-je si bas que je doutais qu'elle ai pu m'entendre.


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MessageSujet: Re: i'm so afraid to go to sleep (...)   Lun 16 Jan - 0:55

Un frisson prit violemment possession du corps de la brunette tandis que les doigts de Nathe se refermaient autour des siens. C'était le froid et le chaud qui s'entrechoquaient, la tiédeur de ses doigts contre son sang glacé par l'angoisse. Ce fut dérangeant et agréable, rassurant d'une maniéré tout à fait particulière. Constance échappa un fin soupir en fermant les yeux une nouvelle fois, consciente que cette douce sensation ne serait qu’éphémère, bientôt chassée par un nouveau caprice du ciel. Quand la voix grave du jeune homme s'éleva, elle rouvrit ses prunelles brunes et s'ancra à son regard azuré. « Je ne suis jamais allé au Maroc (...) » Les mots qui suivirent restèrent un mystère. Elle ne perçut que lui bruissement vague d'un murmure mais saisit l'invitation discrètement lancée. Ainsi, pendant quelques secondes, son esprit se déroba, elle fit abstraction de la pluie qui tombait, du froid qui lui mordait les os et du prochain coup de tonnerre. Elle ne chercha qu'à mettre le doigt sur chacun de ses souvenirs, elle se plongea dans les méandres de sa mémoire. Mais une nouvelle fois, le soulagement ne dura pas. Lorsque la lumière agressante d'un éclair vint inonder la petite pièce, la cœur de Constance manqua un battement et elle agrippa les doigts de Nathe. L'idée d'un grondement imminent écrasait la poitrine de la jeune patiente. Comme un compte à rebours qui vous ronge de l'intérieur, qui fait monter de bouillantes larmes jusqu'à vos yeux. Un décompte trop lent, trop étouffant. Elle tenta malgré tout d'ouvrir la bouche mais le premier mot qui en sorti s’étouffa dans un gémissement meurtri et dénué de sens. Alors que le ciel grondait de nouveau, elle serra un peu plus sa prise. Elle avait chaque fois l'absurde impression que ça durait plus longtemps, comme si tout ça n'était qu'une conspiration de l'univers tout entier pour la torturer. Et, alors qu'il était sans doute possible ce qu'elle aurait du craindre le plus, elle trouvait en Nathe un réconfort étrange. Fondamentalement pas chaleureux ni rassurant mais là, présent. Avec ses yeux d'un bleu vaste et fou, sa main qui trouvait la sienne avec une facilité trop évidente et le charme d'un homme brisé qui faisait chanter sa voix. Il était juste là. Alors, avec un calme totalement feint et qui ne tiendrait pas face au prochain coup de tonnerre, elle entama de lui conter son voyage au Maroc, à Khenifra. Elle dessina le paysage qu'elle avait adoré. Montagnes, collines rougeâtres, lacs immenses. Elle se souvint aussi des souk, ces marchés atypiques, bruyants et colorés où l'on trouve tout. "Mais ce que j'ai préféré, ce sont les matins, juste quand le jour se lève. La ville est encore calme, un peu endormie... Le soleil réveille toutes les couleurs de la ville et chasse la fraicheur des nuits noires... " souffla-t-elle avec nostalgie. L'orage avait maltraité Constance plusieurs fois pendant qu'elle parlait et à chacune elle avait fermé les yeux en se mordant la lèvre inférieure, laissant son discours en suspend. Mais elle reprenait autant de fois qu'elle s'était tue, menant une grande bataille intérieure. Tout du long, elle avait aussi gardé sa main dans celle de Nathe et la chaleur du jeune homme s'était propagée jusqu'à son avant bras, seul vestige d'une température acceptable pour un corps humain. Du reste, elle était gelée. Les larmes qui perlaient parfois sur ces joues lui laissaient l'impression d'un chemin brûlant, de petites flammes minuscules alors elle les chassait nerveusement à mesure qu'elles s'échappaient. Néanmoins son cœur semblait se calmer, apaisé par ses paroles, bercé par les images qu'elle faisait revivre. Lentement, inconsciemment, elle avait rendu l'anarchie de son corps plus supportable.
Finalement, Connie posa de nouveaux ses yeux sur le jeune homme et afficha une moue perplexe l'espace d'un instant. "Comment tu fais... je veux dire, pour que ça te soit égal. Tout ce vacarme, c'est insupportable. Pourquoi tu t'en fiches?" demanda-t-elle vivement. Au fond, elle mourrait de jalousie. C'était fatiguant de trembler à l'idée d'un prochain coup de tonnerre assommant, d'avoir cette angoisse qui vous colle à la peau et vous encrasse les poumons jusqu'à vous faire perdre haleine. Et, sortie de ses souvenirs orientaux, c'est tout ce chaos qui reprenait le contrôle. Comme une machine relancée, un cauchemar qui reprend même après s'être réveillé. Doucement, elle laissait le calme qu'elle avait gagné lui échapper. Ses jambes s'agitaient, impatientes, prêtes à céder et sa main libre se perdait dans ses cheveux en un tic nerveux. L'enfer, ce devait être quelque chose un peu comme ça.
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