AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 
Bonnes année à tous et meilleurs voeux !! Le crazy staff.
Pensez à recenser votre avatar et vos scenarii !!!

Partagez | 
 

 GABRIEL ☁ i don't bite too hard.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

SCREAM PLEASE,
ADMIN ∞ bambi in a mad house


▬ MESSAGES : 168
▬ DATE D'ARRIVEE : 12/12/2011
▬ AVATAR : sophia bush
▬ CREDIT : nothing else matter
▬ AGE : trente-deux ans
▬ GROUPE : medical staff



MessageSujet: GABRIEL ☁ i don't bite too hard.   Jeu 22 Déc - 19:29


gabriel isobel mcmahon

you know i'm a wolf



fuckyeahmissbush@tumblr


that's not my name


ϟ NOM ✎ McMahon.
ϟ PRÉNOM(S) ✎ Gabriel Isobel.
ϟ AGE ✎ Trente-deux ans.
ϟ NATIONALITÉ ✎ Ecossaise.
ϟ PROFESSION ✎ Psychiatre et infirmière a ses heures perdues.
ϟ SITUATION AMOUREUSE ✎ Célibataire.
ϟ RAISON DE VOTRE PRÉSENCE ✎ Pour le travail...et son pasé.
ϟ GROUPE ✎ Medical Staff.
ϟ PERSONNAGE DANGEREUX ? ✎ Non.



pride & prejudice


Si Gabriel devait être un animal, elle serait incontestablement une biche, ou un faon. Sauvage et craintive aux premiers abords, puis douce et fascinante au second. Si elle tient ce caractère si particulier, c'est bien à cause de l'enfance difficile qu'elle a subi. Cependant, la belle a su faire abstraction de cela, pour être maintenant une femme autonome et accomplie. Studieuse, elle a enchainé ses études de psychiatres sans échec. Sa persévérance lui a permis bien des fois de sortir du gouffre sombre dans lequel elle avait été plongé. Toujours à l'écoute de ses patients et des gens qui l'entoure, elle s'attire rapidement la sympathique de tous. Attentive, observatrice et attentionné, elle a toute les qualités nécessaire pour être un parfait médecin. Sous ses airs joyeux et innocents, Gabriel reste tout de même quelqu'un d'énormément fragile, et animé par un esprit de vengeance plus grand que tout.

tell me a story



Ils ont voulu m'appeler Gabriel. Sans le "lle", s'il vous plait. Tout ça pour conserver le culte de l'ange. En suis-je vraiment un ? S'ils me voyaient, maintenant... Après tout, ce ceux ont, qui ont décidé de ne pas m'offrir ces deux L. Deux ailes. C'est peut être ce qui fait de moi le personnage que je suis aujourd'hui. Je suis loin d'être ce que l'on peut croire. Jamais vous n'arriverez à lire dans mes pensées, à décelez la moindre de mes réflexions. Parce que nous ne sommes rien sans sentiments. Parce que je ne serai rien sans mon esprit de vengeance. Non, je n'en serai plus rien...

La pièce était petite, lugubre. Une forte odeur de renfermé régnait dans l'espace, et saleté et poussière recouvraient le sol. Privée de lumière, elle était perdue. Depuis combien de temps était-elle ici ? Un jour, deux jours ? Une semaine ? Peut être plus. Elle était presque dans un état de claustrophobie constante, et ses yeux cherchaient la moindre trace de lumière. Rien. Alors elle avait peur et elle hurlait. Elle avait pour seule réponse des cris, des menaces, et des mots qu'elle ne voulait pas entendre. Quel âge pouvait-elle avoir, cette gamine ? Huit ans, peut être dix ? Même elle, avait oublié. Peut être était-ce le jour de son anniversaire. Elle avait perdu toute notion du temps. La fillette cherchait de ses mains un mur, une porte, une poignée. Tout pour retrouver une lumière, un signe de vie, une lueur d'espoir. Elle voulait y croire, parce qu'elle en avait besoin. Voilà qu'elle hurle, encore. Elle criait à l'aide, ses petits poings se heurtaient contre les murs. Et des larmes mouillaient ses joues. Personne ne l'entendait. Ou personne ne voulait l'entendre. Personne ne pouvait la sortir d'ici. Cette enfant, c'était Gabriel. Disparue depuis quelques semaines, personne n'avait eu de signe de vie de la petite fille. Une famille bouleversée, qui aurait offert sa vie pour cette gamine aussi douce que le velours. Elle avait disparu, comme ça, en un claquement de doigt. Elle-même ne savait pas où elle était.

Le temps s'écoulait lentement, dans cette cage sordide. Cela faisait peut-être deux jours qu'elle n'avait pas bu et mangé, et qu'elle n'avait pas vu le jour. Gabriel était épuisée; elle passait son temps à hurler, à frapper les murs avec ses poings, à tenter de trouver une sortie. L'espoir la quittait, peu à peu. Allongée sur le sol, ses paupières se fermaient, contre sa volonté. Et si la lumière venait. Si la lumière venait, si ses yeux sont fermés... Elle ne verrait rien, et resterait coincée ici à jamais. Alors elle attendait et lutait de son petit être. La fillette savait que tôt ou tard, la porte s'ouvrirait. Elle savait que l'espoir s'atténuait, mais ne s'éteignait jamais. Jusqu'à ce que la porte s'ouvre. La lumière aveugla la brunette; une silhouette noire était dressée dans l'embrasure de la porte. Un faible sourire se dessina sur le visage de la française. Son sauveur était là, enfin. Quelqu'un l'avait finalement entendu. Elle ne voyait pas son visage, pas même ses traits. Mais qu'importe, on était venu pour elle. Encore fallait-il que ce quelqu'un soit une bonne personne... La silhouette était imposante, surement celle d'un homme. Il était encore trop loin pour que Gabriel puisse voir son visage, si ses yeux pouvaient encore lui permettre. Et puis son bel uniforme. Elle arrivait malgré tout à distinguer le bel uniforme bleu de l'armée. Elle l'avait déjà vu plusieurs fois, au pas de la porte de sa maison. Souvent, ils demandaient de l'aide à son père, talentueux médecin. La belle était à bout de force, et son petit âge ne lui permettait pas de vivre sur sa réserve. Elle tenta alors de pousser sur ses petits bras pour se redresser. Mais la force l'avait déserté. Des larmes de fatigue se mirent à couler le long de son visage, le regard suppliant tourné vers la lumière. La silhouette se rapprocha, et avait l'air peu sympathique. Mais elle s'en fichait, Gabriel. Elle savait que cet homme la sortirait d'ici. Finalement, elle avait eu raison. L'homme -qui se révéla être une armoire à glace- lui saisit brusquement le poignet, et le serra avec fermeté. Des cris de douleur: elle sentait son poignet fragile broyé sous la force du colosse. Alors qu'elle le supplia de la laisser tranquille, une lourde gifle fit pivoter son visage. Il ne voulait rien entendre, le géant. Une gifle tellement puissant que la fillette fut assommée sur le coup. Elle n'aurait pas pu se débattre, de toute façon. Alors, elle se laissa glisser, trainer par l'homme en bleu, balayant la poussière au sol. Cet homme n'était pas son sauveur, personne ne pourrait la sauver. La petite flemme qui brillait en elle s'essoufflait, jusqu'à ce qu'elle s'éteigne, à jamais. Elle ne se réveilla pas tout de suite, la gamine. Peut-être aurait-il même fallut qu'elle ne se réveille pas. Elle était là, toute endormie, assise sur une chaise terriblement sale, les poignets liés. Des larmes, encore. Elles mouillaient son visage, et le nettoya même de la poussière qui s'y était déposé. Et puis elle avait peur, Gabriel. Une femme, a la corpulence qui triplait la sienne, était dressée en face d'elle. Le regard de la petite n'eut aucun impact sur elle; pas une once de compassion sur le visage rond. Rien. Seulement de l'agacement. D'un geste brusque, elle attrapa le nez de Gabriel et le pinça pour la forcer à ouvrir la bouche. Une purée visqueuse à la couleur et au gout douteux se glissa dans la bouche de la fillette. Et les larmes, encore et encore.

Quatre ans plus tard, elle était sortie. Après quatre longues années, en enfer. Elle avait réussi à s'échapper. Elle ne savait plus trop comment, ni trop pourquoi. Elle avait étudié chaque lieu lorsque la lumière était présente, avait retenue chaque moment à laquelle ses bourreaux venaient lui rendre visite. Et un jour, la ruse avait la plus forte. L'enfant avait ingénieusement fait croire que son corps était sans vie, avant d'attraper un bout de bois avec lequel elle se faisait parfois battre pour assommer partiellement la grosse femme. L'espoir lui avait donné des forces incroyables. Ces quatre années avaient été affreuses et douloureuses. Gabriel n'avait que sur le dos une robe, qui ressemblait plus à un vieux tee-shirt, sale et déchiré. Le froid dehors ne lui faisait pas peur. Après tout, l'extérieur serait toujours plus accueillant que la pièce sordide où elle avait passé quatre ans de sa vie. Elle courait, et ne s'occupait pas de ses pieds nus qui devaient souffrir sous l'effet rugueux du sol. Son corps était presque devenu insensible à la douleur, après toutes ces années de souffrance, ce n'était pas étonnant. La jeune adolescente courrait toujours, et criait à l'aide. Ses bras et ses jambes étaient meurtris et couverts de cicatrices. Les marques que ses bourreaux lui avaient laissées, des souvenirs qui la hanteraient à jamais. Les brûlures, les mutilations, des coups, les cris, la peur, la haine. Dès cet instant, elle savait qui elle était, et qui elle voulait devenir. Son but se dessinait à l'horizon: se venger des bourreaux qui avaient gâché sa vie.

Ils m'ont enfermé, d'abord dans un hôpital. Ils m'ont soigné, ils m'ont obligé à parler. Jamais je n'ai craché un mot. Je n'arrivais pas à guérir : je ne voulais pas guérir. J'étais bien, dans mon mutisme. Dans ma souffrance. Je me complaisais à rester seule, parce que personne ne pouvait me comprendre. Non, personne ne le pouvait. Ils disaient qu'il fallait que je parle, pour qu'on puisse me guérir. J'en étais incapable : je ne voulais pas que les images ne remontent à la surface.

Elle était couchée dans ce lit, les yeux dans le vide. Elle semblait être dépourvue de toute âme, assommée par des calmants pour ne pas qu'elle parte, une nouvelle fois. A quoi pouvait-elle penser ? Pouvait-elle penser ? Surement. Ses paupières bougeaient, et papillonnaient lentement. Elle avait sommeil. Elle voulait partir. Gabriel poussait un soupir, qui firent sourire ses parents. Ils étaient contents, de la voir soupirer. Ils se disaient que la prochaine fois, peut-être, ce serait un sourire. S'ils avaient combien ils avaient tord. Combien il était difficile pour la petite blonde de sourire. Pourtant, il le fallait. Il fallait jouer la comédie, pour sortir d'ici. Gabriel le savait, et le savait même trop bien. Les semaines passaient, sans qu'un mot ne sortaient de sa bouche. Elle refusait qu'on la touche : elle hurlait si on avait le malheur de l'effleurer. Il ne fallait pas non plus la regarder : son obsession pour les marques de ses cicatrices l'avait rendu folle, si bien qu'elle les dissimuler avec du fond de teint. Et pourtant, elle n'en utilisait jamais. Elle ne voulait pas prendre ses médicaments. Pour faire bonne figure, elle se pressait de les avaler devant les infirmières, et courait aller se faire vomir dans la minute qui suivait le départ de ses dernières. Elle refusait de devenir un légume. Elle ne voulait pas de leurs pilules miracles qui lui auraient détruit la moitié du cerveau. Non, elle ne voulait pas.

Les saisons passaient. Gabriel avait été envoyé dans une maison de convalescence : elle refusait de rentrer chez elle. Elle avait trop peur du contact parental, et n'acceptait que réellement de voir son frère. Il avait été là pour la soutenir. Il ne lui avait jamais demandé de parler, de la regarder. Il ne l'avait jamais touché. Il n'avait jamais regardé ses cicatrices. Parce qu'il se sentait coupable. Coupable de ne pas avoir pu protéger sa petite sœur. Tellement coupable. Il l'emmenait faire de longues promenades dans le parc de la maison de convalescence, et parfois même à celui de la ville. Celui qu'elle adorait. Gabriel redécouvrait le monde, les couleurs et les odeurs du printemps. Elle osait un peu plus regarder le soleil et étirer ses lèvres pour un sourire. Seul Lucas était capable de ça. Il était un peu comme un magicien muet et aveugle. Il respectait grandement le silence et la sauvagerie de sa sœur, chose que ses parents n'arrivaient plus à supporter. C'était toujours difficile de faire face à un enfant qui refusait de parler et qu'on le touche. Et le temps n'arrangeait pas les choses.

Sa mère avait craqué. Comme ça. Elle reprochait à Gabriel d'être distante. Elle lui reprochait d'être sauvage, d'être intouchable. Elle lui reprochait d'être inhumaine, et non reconnaissante face à ce qu'ils avaient fait pour elle. Elle lui reprochait de ne plus croire en dieu. L'affrontement des deux femmes s'était déroulé dans les cris et dans les larmes : la brune restait toujours muette. Seul son frère avait perçu le son mélodieux de sa voix, une fois. Et puis c'était fini. Gabriel était partie de chez elle. Elle vivait avec son frère, dans un petit appartement du centre ville d'Ottawa. Cette colocation ne dura qu'un temps : la jeune femme décida finalement de prendre son envole pour les États-Unis, pour réaliser son rêve : devenir infirmière ou psychiatre. Sans le savoir, elle ferait la rencontre d'un homme qui changerait sa vie. Du début, jusqu'à la fin.

Elle avait finalement choisi la psychiatrie. Elle voulait aider les gens, comme elle pouvait. Gabriel avait un grand coeur si grand qu'elle se plaisait à faire du bénévolat dans les hôpitaux, après avoir suivit une formation d'infirmière poussée. Il fallait croire que la couture était un sacré avantage pour bruler des étapes. Elle occupait son temps libre auprès des enfants, là où les sourires étaient toujours chaleureux, même s'ils étaient malades. Jusqu'au jour où un certain Zerachiel Laningham demanda son aide à Shutter Island, une île où les plus grands dérangés mentaux et dangereux criminels y étaient enfermés. Une occasion en or pour Gabriel pour réunir des informations sur son douloureux passé...






Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

GABRIEL ☁ i don't bite too hard.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: who's bad ? :: ✎ story left behind :: welcome, dear.-