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 LEXY ▬ never belive the man with an angel face

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SCREAM PLEASE,
ADMIN ▬ deer in the headlights


▬ MESSAGES : 136
▬ DATE D'ARRIVEE : 04/12/2011
▬ AVATAR : ben barnes
▬ CREDIT : americano
▬ AGE : 27 ans
▬ GROUPE : ...



DOSSIER MEDICAL
▬ PATHOLOGIE:
▬ PATIENT DANGEREUX ?: Uniquement pour lui-même.
▬ NUMERO DE CHAMBRE: 136

MessageSujet: LEXY ▬ never belive the man with an angel face   Jeu 22 Déc - 20:32


Alexander Chance "Lexy" Andrews

Appuyez-vous sur les principes, ils finiront bien par céder.



barnesdaily-@tumblr


that's not my name


ϟ NOM : Andrews
ϟ PRÉNOM(S) : Alexander Chance
ϟ SURNOM(S) : Lexy
ϟ AGE : 27 ans
ϟ NATIONALITÉ : Anglais
ϟ PROFESSION : ...
ϟ SITUATION AMOUREUSE : Célibataire
ϟ GROUPE : Nervous Disorder
ϟ SUR L'ÎLE DEPUIS : 3 ans
ϟ RAISON DE LA PRÉSENCE : A tenté de se suicider à trois reprises.
ϟ PATHOLOGIE : Psychose Maniaco-Dépressive (dit Trouble Bipolaire)
ϟ PERSONNAGE DANGEREUX ? Seulement pour lui-même.


pride & prejudice

Pour comprendre un jour le système de fonctionnement de Lexy, il vous faudra vous accrocher. Il est tout sauf le type facile à cerner, même si d’apparence il semble être un gars des plus simples. Certains ont même du mal à croire que ce jeune homme ai réellement besoin d’un hôpital de ce niveau, se demandant même s’il se peut qu’il soit vraiment malade, et non pas là par erreur. Oui, Lexy a l’art de manipuler les apparences pour passer pour une personne parfaitement saine lorsqu’il est entre deux crises. Mais il ne faut surtout pas s’y fier. Son caractère est hétérogène, presque aléatoire tant sa maladie l’affecte. Mais vous pouvez vous faire une idée au sujet de la personne que vous aurez face à vous lorsqu’il n’est pas en crise en sachant comment il était avant tout cela. Généreux, souriant, Lexy avait le don pour se fourrer dans des histoires pas croyables par simple amusement. Car le monde était sa cour de récréation. A l’époque, on lui reprochait un certain narcissisme, un trop grand besoin de tout avoir, et d’avoir toujours raison. Il avait ses tares, comme tout le monde ? Mais le plus gros problème du jeune homme a toujours été son total refoulement de ses émotions. Si de l’extérieur il semblait être imperméable à absolument tout, il a toujours été un hypersensible particulièrement fragile. Ses faux semblants dissimulèrent sa première dépression aux yeux de tous. Il semblerait que cette faiblesse le mena à sa perte. Aujourd’hui, Lexy est parfois lui-même. Mais il est constamment entre deux crises de dépression ou de manie. Il change totalement de l’un à l’autre, comme tous les malades atteints de cette pathologie. Chez Lexy, chaque crise atteint des extrémums particulièrement inquiétants. S’il reste une personne aimable, amicale, la maladie du jeune homme l’empêche de s’attacher émotionnellement à qui que ce soit. Il en va de son propre bien être.


tell me a story




CHAPTER I
“Les corbeaux qui pleuraient”


J’ouvre les yeux, j’ai huit ans. Il fait encore nuit. Une trace humide sur mon front, une chaleur connue, m’ont tiré de mon sommeil. Je suis confortablement installé dans mon lit, entouré de mes peluches. L’esprit embrumé, je pense que je rêve encore. Un rai de lumière traverse la pièce. La porte se ferme derrière cette silhouette masculine. Il disparut de ma vue, de ma vie. Je me rendors.
J’ouvre les yeux, une poignée d’années ont passé. L’eau a coulé sous les ponts, la pluie est tombée, le temps n’a rien effacé. Le soleil n’est pas encore levé, mais mon sac d’école est prêt. Je termine mes céréales quand ma mère inaugure un troisième verre de whisky. Je jette un coup d’œil à la pendule dont la frappe du temps est le seul son résonnant dans le lugubre salon. Je n’ose pas la blâme ; elle pleure son amour perdu.
J’ouvre les yeux, la main d’une infirmière secoue mon épaule doucement. Elle me propose une couverture que je refuse ; j’suis grand, j’ai 13 ans, je n’ai pas froid. J’attrape la main de ma mère allongée dans le lit d’hopital. Un verre de trop l’avait emporté dans ce long et profond sommeil. Elle ne se bat pas, même pas pour moi. Elle meurt dans la nuit ; elle ne pleure plus à présent. Je ne verse pas de larme non plus. Pourtant mon cœur s’émiette.
Elle ouvre les yeux, m’écoute avec attention. Son calepin sur les genoux, elle note mes réactions ; je l’ignore, je regarde le soleil s’échapper, les premières étoiles apparaitre. Elle nie les faits, disant que je ne suis pas seul. Elle ment. Je hais ma famille d’accueil, les regards compatissants. Ma mère qui m’abandonna. Et cette femme qui ose dire que j’ai tort. Je pique une colère, je saccage le bureau, et tourne les talons.
Elle ouvre les yeux, belle comme un ange. Mon regard amoureux l’observe depuis une heure. Elle m’aime, elle me comprend, je le sais. J’ai bientôt vingt ans, elle en a bientôt dix-neuf. Elle peint divinement. Mais elle ne connaitra pas un autre lever de soleil sur cette Terre. Laissée pour morte sur le bas-côté de la route, sa voiture dans le fossé ; la pleine lune ne peut pas appeler de l’aide.

Je crois que j’apporte le malheur autour de moi. Les gens s’éteignent comme les fleurs se fanent. Je souffre en souriant, je saigne en riant, je me désagrège sans que personne ne voie quoi que ce soit. Je ne veux pas que l’on s’inquiète pour moi. Un jour, je reste enfermé chez moi, incapable de bouger, de parler, dénué de volonté. Le suivant, je fais la fête sans m’arrêter. Je crois que c’est ainsi que cela a commencé. Je me suis empoissonné moi-même.






CHAPTER 2
« Les roses de cristal »


Au printemps, une petite semaine par an, les cerisiers sont en fleur. Le monde est rose pour sept jours. Je suis dans Hyde Park, sous l’un de ces nuages fleuris. Je crois que je vais bien, même si Elise me manque, même si je suis toujours aussi seul. Je suis étrangement paisible. « Etrange » est un mot revenant beaucoup lorsque l’on parle de moi. On me trouve étrange parce qu’hier encore je ne donnais répondais pas au téléphone. Cela faisait une semaine que je ne donnais aucun signe de vie. Et aujourd’hui, je souris.
Pour les beaux jours de l’été, je pars en Australie avec des amis. La crique est haute, la falaise escarpée, le soleil au plus haut. Nous sautons du haut de cette dizaine de mètres pour plonger dans la grande bleue. Je n’ai pas été aussi heureux depuis Elise. C’est parce que je suis amoureux de ce pays. A la fin de la saison, les autres remontent dans l’avion tandis que je décide de rester ici. Ils partent l’esprit tranquille.
A l’aube de leur fin, les feuilles prennent cette teinte rouge qui rend l’automne flamboyant. C’est sur mon bout de paradis que je retrouve la silhouette disparue depuis mon enfance. Il me reconnait ; je le reconnais ; qui oublierai son propre père ? Il a une nouvelle vie ici, une femme et des enfants. Moi je bosse dans un musée. Il promet de ne pas m’abandonner une seconde fois. Je lui dis que maman est morte. Il m’explique qu’elle a toujours été folle ; un jour blanc, un jour noir. J’avais vécu avec, je m’en étais imprégné, mais lui avait fui. Je ne lui en veux pas. J’ai retrouvé mon père.
Les fêtes de fin d’année battent de leur plein. Je rentre à Londres accompagné de mon père et de sa famille. Il neige à gros flocons. Cela fait quelques mois que je vais bien. Je ne rechute pas, je souris tout le temps. J’ai dans l’espoir que cela restera ainsi, pour toujours. Que je n’aurai plus à souffrir de ces pertes de volonté, d’envie de vivre. Comme tout le monde, je veux être heureux. A cet instant, aussi éphémère sera-t-il, je touche le vrai bonheur.

Nous sortons du restaurant, prenons chacun notre voiture. Nous sommes censés nous revoir dans deux jours. Nous nous enlaçons, nous disons au revoir. Nous nous quittons avec le sourire aux lèvres. Je prends ma voiture. La route est légèrement verglacée, mais je m’en sors. Puis, à un carrefour, une lumière, et le néant. J’embrasse Elise une toute dernière fois.









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